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janvier 30th, 2009
Lorsque les autorités américaines ont durci leur législation sur les paris en ligne il y a quelques années, ce fut une mauvaise nouvelle pour de nombreuses catégories de personnes et, en premier lieu, pour les habitués des casinos qui n’avaient pas la chance de vivre près des néons de Las Vegas.
Non seulement la communauté des jeux d’argent en ligne s’est complètement effondrée, mais les sociétés émettrices cartes de crédit y ont laissé une part très importante de leurs revenus, quant aux casinos en ligne, ils ont dû commencé à explorer d’autres voies pour générer de nouveaux profits, étant donné que la moitié de leurs recettes étaient liées au marché américain.
Mais pour chaque perdant, il y a presque toujours un gagnant. Dans ce cas, c’est à l’industrie mondiale de la traduction que la situation a profité le plus largement. En effet les casinos ont commencé à chercher des sources de liquidités non anglophones pour compenser les pertes provoquées par les régulations américaines.
Or, il semblerait qu’une situation similaire s’annonce aussi avec la crise du crédit. Avec plusieurs économies anglo-saxonnes au seuil de la récession, de nombreuses sociétés internationales vont peut-être devoir chercher des opportunités ailleurs, dans le monde non anglophone, et investir là où la situation n’est pas aussi mauvaise ou même, osons le dire, où la situation va en fait plutôt bien.
La conséquence de tout cela, si vous ne l’aviez pas déjà deviné, c’est que davantage de sociétés vont devoir investir dans des services de traduction afin de pouvoir développer de nouvelles relations commerciales sur des marchés jusque-là inexploités.
Toutefois, il s’agit bien plus que de, disons, simplement traduire un site internet ou une brochure « mot à mot ». Toute entreprise qui s’est un peu renseignée saura tout des procédés de localisation qui sont le propre d’une campagne « internationale » réussie.
Des organisations telles que Common Sense Advisory, par exemple, seront à même de conseiller les sociétés cherchant à s’établir sur des marchés étrangers et connaîtront toutes les ficelles de « l’internationalisation » et ce, dans le respect des cultures et des meilleures pratiques locales.
De même, des communautés de traduction en ligne, telles que ProZ, mettent un grand forum à la disposition des sociétés qui s’efforcent de « localiser » leurs produits et services mondiaux, les aidant à combler certains des écarts qui existent entre les organisations et la base de connaissance actuelle.
Personne ne saurait ouvertement se réjouir du fiasco financier international actuel, mais il n’est pas déraisonnable de penser que là où il y a l’opportunité de faire des affaires, toute organisation digne de ce nom s’en saisira à pleines mains.
Et puisque les économies locales de la planète bénéficieront elles aussi, et presqu’à coup sûr, de ce nouveau et urgent besoin de mondialisation, cela vient conforter l’idée que là où il y a des perdants, il y a sans doute aussi des gagnants.
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janvier 16th, 2009
Comme le savent tous les linguistes, une langue n’est jamais statique, elle est en constante évolution et son vocabulaire et son usage, eux aussi en constante évolution, s’adaptent pour mieux refléter un milieu. Il semblerait néanmoins que pour certains parents australiens, l’évolution ait pris un mauvais tournant quant à la direction linguistique prise par leurs enfants. En effet, il a été jugé nécessaire de publier un nouveau dictionnaire ayant pour vocation d’aider les parents à comprendre le jargon de leur progéniture.
On a estimé que les jeunes Australiens, surtout les adolescents, communiquent en effet avec plus de 400 mots inconnus des dictionnaires standard ; presqu’un quart de ces nouveaux vocables est apparu au cours de ces 12 derniers mois !
Les universitaires, qui étudient le phénomène de cette « langue divergente », pensent qu’elle a surtout émergé à cause de l’exposition massive des adolescents aux modes de communication en ligne, comme le mail, le texto et le blog, où l’utilisation importante d’abréviations est un recours courant au gain de temps.
Ce qui est intéressant, c’est que l’utilisation de l’abrégé dans le texte était à l’origine une mesure d’économie (semblable à l’utilisation de l’abrégé dans les télégrammes), mais avec la réduction substantielle des coûts des textes, l’utilisation des abréviations a considérablement diminué.
Le nouveau « dictionnaire de jargon » à paraître en Australie en décembre (et dont les internautes du Royaume-Uni devraient également disposer) porte le titre de « Word Up ». Guettez sa sortie, elle vous permettra de déchiffrer des mots comme « chilli », qui n’a rien à voir avec les épices, mais plutôt avec les jolies filles, « salty » qui lui non plus n’est pas un rehausseur de goût, mais une mauvaise attitude, ou « crunked » qui est à la fois un accro et un fou. Bon courage !
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janvier 9th, 2009
Chaque fois que l’on écoute les informations, on a hélas tendance à conclure que, dans cette période de récession, toutes les entreprises sont sur le point de déclarer forfait, ou pire, qu’elles ont déjà fermé boutique. Mais comme dit le proverbe, « à toute chose, malheur est bon » et il semblerait qu’il ait raison. Loin de se glisser vers la chute finale, certaines entreprises sont en excellente forme justement À CAUSE du climat économique difficile.
Certains de ces bénéficiaires, et c’est évident, sont les magasins d’alimentation et de chaussures à rabais, qui semblent être actuellement en pleine renaissance. Mais il y en a d’autres, bien moins évidents, et dont le chiffre d’affaires a fait une ascension astronomique. Il s’agit de l’industrie de traduction et de publication de la Bible.
Selon le Book Industry Study Group (le groupe d’étude de l’industrie du livre) des États-Unis, les ventes de la Bible augmentent de façon significative en temps de guerre ou de déclin économique, et c’est ce que confirment indubitablement les chiffres. Les ventes combinées de la Bible, de l’Ancien et du Nouveau Testaments, du Livre des Cantiques et des bréviaires ont atteint le chiffre stupéfiant de 795,2 millions USD l’année dernière Cette année, c’est encore mieux : 824 millions USD.
Bien qu’un bon nombre d’acheteurs possèdent déjà plusieurs Bibles et autres livres dérivés, l’étude a démontré qu’une grande partie de cette demande provient de l’intérêt pour de nouvelles traductions de la Bible, dont plusieurs paraissent chaque année. Il y a également une étonnante demande pour ce que l’on pourrait qualifier de Bible à l’identique, mais avec un packaging et un format nouveaux et attractifs.
On en veut pour exemple la Bible enluminée suédoise, qui est sortie l’année dernière. S’il s’agissait essentiellement d’une Bible version « beau livre », il existe aussi des versions qui paraissent régulièrement et qui visent des niches de marché, par exemple celles que représentent les amateurs de grand air, les couples mariés et les dirigeants d’entreprise. Pour capitaliser sur la résurgence de cet engouement, les maisons d’édition américaines ont l’intention de publier ce mois-ci une nouvelle édition reliée du Nouveau Testament, et éventuellement un Ancien Testament en pendant, en mars de l’année prochaine.
Comme on dit « à toute chose … » !
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novembre 21st, 2008
Un salaire compris entre 130 000 et 210 000 USD, ça vous tente ? Et bien c’est possible, mais pour cela il vous faudra néanmoins remplir certaines conditions.
Tout d’abord, parler couramment l’arabe, le parsi ou le pachto et être de préférence bien qualifié (si vous souhaitez frayer avec la bande salariale supérieure) ; ensuite, il vous faut être citoyen américain, passer des enquêtes de sécurité et enfin, être prêt à servir aux côtés des Forces militaires américaines. Cela dit, le nombre de chances, pour la plupart des linguistes, de gagner plus d’1 million USD en moins de cinq ans, est trop rare pour se permettre de rater une telle opportunité.
Et c’est exactement sur quoi misent plusieurs entreprises de recrutement privées. Vu le manque récurrent de traducteurs pour servir aux côtés des Forces américaines en Irak et en Afghanistan, des entreprises de recrutement privées de services linguistiques ont surgi en masse pour répondre à la demande. Certaines d’entre elles, Global Linguist Solutions (GLS) notamment, sont devenues d’énormes organisations qui emploient parfois jusqu’à 8 000 traducteurs. Ces entreprises ont été fondées par d’anciens officiers supérieurs (GLS, par exemple, a été créée par le major général américain, James Marks).
Actuellement, GLS, ainsi que de nombreuses autres entreprises linguistiques, sont en plein recrutement et elles sillonnent des conclaves ethniques arabo-américains dans tous les États-Unis ; GLS par exemple, a récemment rendu visite au quartier de Little Arabia à Anaheim, dans le comté d’Orange, afin de promouvoir ses activités auprès de toutes les couches de la société.
Avec des salaires atteignant de telles hauteurs, je vais peut-être m’inscrire à un « cours d’arabe pierre de Rosette », me faire naturaliser et me préparer à sonner la retraite dans cinq ans !
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novembre 14th, 2008
Après plusieurs cas d’enlèvements de traducteurs en Afrique Nord-Ouest et du Nord-Est, ces régions semblent désormais constituer les zones de travail les moins enviables pour les traducteurs après l’Irak, l’Afghanistan, la Colombie et le Salvador.
Au cours de ces derniers mois, plusieurs traducteurs ont été enlevés avec leurs clients dans les régions pétrolifères du Nigeria et sont toujours détenus par des rebelles nationalistes dans l’attente d’une rançon. Le dernier cas date du 31 août lors d’un enlèvement perpétré en l’occurrence par les services de sécurité nigérians.
Samuel George, un traducteur et guide nigérian, travaillait pour le réalisateur américain Andrew Berends et un collègue américain sur le tournage d’un documentaire dans le delta du Niger. Lors d’une confrontation relative aux autorisations de tournage, ils se sont vus arrêter par des militaires nigérians avant d’être ensuite remis aux services de sécurité nationaux.
Les deux détenus américains ont été libérés, après versement d’une caution et sous condition d’un strict contrôle judiciaire, tandis que Samuel George est toujours entre les mains des services de sécurité et risque de subir des tortures ou des mauvais traitements.
A peu près à la même époque, en Somalie, la journaliste canadienne Amanda Lindhout, l’Australien Nigel Brennan et le journaliste somali Abdifatah Mohammed Elmi, qui servait de traducteur pour le groupe, ont été capturés par des hommes armés sur la route reliant Afgoi à la capitale Mogadiscio.
Les motifs de cet enlèvement semblent être uniquement pécuniaires dans la mesure où une demande de rançon a été formulée. Un processus de négociation impliquant le Ministère des Affaires étrangères du Canada est en cours.
Nous adressons nos vœux les plus sincères aux traducteurs emprisonnés, Samuel George et Abdifatah Mohammed Elmi, à tous les autres prisonniers capturés en même temps qu’eux ainsi qu’à tous les traducteurs du monde entier qui mettent leur vie en danger pour exercer leur profession.
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novembre 7th, 2008
Secondo i risultati di uno studio pubblicato dal Council for Higher Education del Sudafrica, la politica di utilizzazione linguistica parallela attuata dalla University of the Free States (UFS) sta gravemente ostacolando il suo tentativo di diventare una istituzione non razziale.
La composizione etnica dell’UFS è drasticamente cambiata nel corso dell’ultimo decennio: da un’istituzione composta nei primi anni ’90 da poco più di 9000 studenti, prevalentemente bianchi e di lingua afrikaans, nel 2005 è diventata un’istituzione linguisticamente “parallela” composta da poco più di 24.000 studenti, la maggioranza dei quali è oggi di razza nera africana.
Tra i problemi descritti dettagliatamente dal Council for Higher Education figurano i seguenti:
• I lettori di lingua afrikaans tendono ad avere scarsa padronanza della lingua inglese.
• Come conseguenza diretta di questa situazione, i testi d’esame (e non solo) sono tradotti in modo inadeguato dall’afrikaans all’inglese, penalizzando gravemente gli studenti di razza nera africana.
• La struttura degli orari di lezione favorisce specificamente gli studenti di lingua afrikaans.
Il Council ha invitato l’UFS a correre urgentemente ai ripari, menzionando la possibilità di conseguenze imprevedibili, qualora i gravi problemi evidenziati fossero lasciati irrisolti. In un contesto in cui gli studenti neri hanno già manifestato rimostranze per essere penalizzati da orari sfavorevoli, questa situazione non può essere ulteriormente ignorata.
Da parte sua, l’UFS ha ammesso l’esistenza di problemi e si è impegnata per trovare una soluzione, dichiarando di aver già promosso numerose iniziative, come ad esempio ricorrere ad afrikaner di età media e a personale di razza nera nel tentativo di promuovere una maggiore integrazione sociale e uno spirito generalizzato di orgoglio all’interno dell’istituzione accademica.
L’UFS ha inoltre annunciato lo stanziamento di circa 2,5 milioni di rand allo scopo di promuovere il multiculturalismo e l’istituzione, nel prossimo semestre, di servizi di traduzione abbinati a oltre 800 corsi per i quali è stato accertato che il lettore, pur essendo esperto nel suo campo, non dispone di abilità linguistiche adeguate.
L’ UFS ha affermato che gli effetti di questi provvedimenti saranno chiaramente visibili nei risultati della sua strategia di trasformazione 2007-2010.
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novembre 7th, 2008
Un rapport d’audit publié par le Conseil de l’Education supérieure d’Afrique du Sud a indiqué que la décision de la University of the Free State (UFS) d’appliquer une politique d’utilisation de langues parallèles entravait sérieusement ses efforts pour devenir une institution non raciale.
La composition ethnique de l’UFS a profondément changé au cours de la dernière décennie, passant d’un établissement qui comptait 9 000 étudiants caucasiens au début des années 1990 et où la langue principale était l’afrikaans à une institution principalement africaine accueillant, en 2005, 24 000 étudiants et utilisant des langues parallèles. La majorité des étudiants sont aujourd’hui noirs africains.
Les problèmes cités plus spécifiquement par le Conseil de l’Education supérieure sont les suivants :
• Les enseignants s’exprimant en afrikaans ne maîtrisent généralement pas correctement l’anglais.
• La conséquence directe de ce constat est que les sujets d’examens et autres textes sont mal traduits de l’afrikaans vers l’anglais, les étudiants noirs africains étant ainsi sensiblement désavantagés.
• Les emplois du temps sont conçus pour favoriser les étudiants afrikaners.
Le Conseil a vivement recommandé à l’UFS de prendre d’urgence des actions correctives, tout en avertissant des conséquences possibles si les principaux problèmes relevés n’étaient pas résolus. Dans un climat où les étudiants noirs se plaignent déjà d’être désavantagés par des emplois du temps défavorables, cette question se doit d’être abordée au plus vite.
De son côté, l’UFS a reconnu que des problèmes existaient et a entrepris une démarche visant à les résoudre. Plusieurs initiatives ont déjà été lancées et notamment des projets ciblant les Afrikaners plus âgés et les personnels noirs plus jeunes afin de promouvoir une meilleure intégration sociale à travers les communautés tout en développant une fierté commune pour leur université.
L’UFS a également déclaré que près de 2,5 millions de rands avaient été attribués à la promotion d’un plus grand pluriculturalisme et qu’au trimestre suivant des services de traduction seraient disponibles pour plus de 800 cours dans les cas où l’enseignant, bien qu’expert dans son domaine, ne posséderait pas les compétences linguistiques nécessaires.
L’UFS a ajouté que les fruits de ses actions se traduiraient dans les résultats de sa stratégie de transformation de 2007 à 2010.
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octobre 31st, 2008
Une nouvelle traduction de la Bible a récemment déclenché une révolte au sein des populations tribales du Jharkhand, qui ont ouvertement menacé de brûler les Bibles controversées si ces dernières n’étaient pas immédiatement retirées de la circulation.
Pour ceux qui l’ignorent, le Jharkhand est un petit Etat de l’est de l’Inde qui a été créé à partir de la partie sud de l’Etat de Bihar en 2002. Le Jharkhand partage ses frontières avec le Bihar, l’Uttar Pradesh, le Bengale occidental et l’Orissa et sa capitale est Ranchi. Il est principalement connu en Inde pour ses énormes ressources en minéraux et ses vastes étendues forestières.
Les ouvrages au cœur de la controverse qui nous intéresse ont été publiés en Kuduk, l’un des principaux dialectes du Jharkhand, par la Bible Society of India. La controverse porte sur des erreurs de traduction qui incitent les croyants à « détruire les arbres et les lieux de culte des populations tribales ».
La Bible Society of India a présenté ses excuses aux populations tribales du Jharkhand pour cette inexactitude de traduction et a promis de retirer de la circulation dès que possible tous les exemplaires incriminés. Les populations tribales semblent estimer que cela n’est pas suffisant car elles ont déclaré que si les exemplaires n’étaient pas retirés avant une certaine date, elles organiseraient un autodafé.
La Bible Society of India n’en est pas à sa première controverse ; elle a connu des problèmes en début d’année à cause d’une traduction qu’elle avait commandée et qui insultait un fondateur de l’indépendance indienne… Cet épisode a d’ailleurs suscité un débat à l’Assemblée nationale.
Espérons que la Bible Society of India pourra sans risque récupérer les exemplaires mal traduits de la Bible avant que les populations tribales du Jharkhand n’allument leurs torches !
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octobre 24th, 2008
En Angleterre, la division Nord-Sud a toujours été ressentie et, de fait, elle a inspiré plus d’un comédien et servi de toile de fond à plus d’une émission télévisée. Cependant, nous ne sommes pas les seuls à percevoir une telle division nationale. Ce clivage existe dans des pays aussi divers et éloignés que l’Allemagne, l’Italie ou encore l’Egypte, bien que dans ces derniers ce soit le nord qui est considéré comme étant la partie la région riche et la plus sophistiquée du pays.
Or le Sri Lanka a récemment mis en lumière l’un des facteurs contribuant à ce type de division nationale. L’île est certes marquée par une longue histoire de conflits entre le Nord, majoritairement tamoul, et le Sud, majoritairement cinghalais, mais c’est aujourd’hui seulement que les différences linguistiques ont été reconnues comme facteur important de division sur l’île. Des initiatives ont été mises en œuvre pour trouver une solution durable avec comme axe central, une compréhension linguistique mutuelle.
Auparavant, cette méconnaissance réciproque des langues pratiquées de chaque côté de la « frontière » était un phénomène bien connu des politiciens tamouls et cinghalais qui préféraient l’ignorer pour pouvoir s’en servir à des fins politiques.
A présent, le Ministre des Affaires sociales du Sri Lanka Douglas Devananda a reconnu que cette barrière linguistique sans cesse croissante constituait la cause principale de l’exclusion de nombreuses populations tamoules qui, privées d’accès aux services sociaux et économiques, rejoignaient des groupes nationalistes violents dans le but d’obtenir réparation.
Le ministre a ajouté que pour favoriser l’intégration pacifique de tous les groupes au sein du Sri Lanka il était nécessaire de disposer à l’avenir d’une politique linguistique incitant tous les Cinghalais et tous les Tamouls à apprendre la langue de leurs voisins.
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octobre 17th, 2008
Nous évoquions hier le projet lancé par des organisations juives à travers le monde visant à traduire l’intégralité du Tanakh en plusieurs langues, en incitant des bénévoles à traduire chacun une ligne de l’ouvrage dans leur langue maternelle. L’Iran a publié aujourd’hui ce qui est considéré comme le projet multimédia impliquant un texte religieux le plus important dans son domaine.
Le Centre de recherche informatique des études islamiques (Computer Research Centre of Islamic Studies) a publié un logiciel contenant diverses interprétations du Coran ainsi que de nombreux ouvrages complémentaires, soit un total de 300 titres correspondant à près de 1500 volumes.
L’essentiel du contenu comprend plus de 180 traductions perses et arabes de près de 1200 volumes, plus 47 traductions coraniques dans 25 autres langues et notamment l’allemand, le français, l’anglais, l’italien, l’espagnol, l’ourdou, le russe, le japonais, le chinois, des dialectes indiens, le turc et le bosniaque. Sont disponibles également plusieurs dictionnaires et ouvrages expliquant certains passages du Coran.
Et pour être tout à fait exhaustif, le logiciel comprend plus de 70 heures de psalmodiation du Coran par divers récitateurs reconnus dans différentes langues. Nous félicitons le Centre de recherche informatique des études islamiques pour leur entreprise colossale et nous leur souhaitons toute la réussite que mérite cet impressionnant projet multimédia.
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