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Archive for novembre, 2008
Vendredi, novembre 21st, 2008
Un salaire compris entre 130 000 et 210 000 USD, ça vous tente ? Et bien c’est possible, mais pour cela il vous faudra néanmoins remplir certaines conditions.
Tout d’abord, parler couramment l’arabe, le parsi ou le pachto et être de préférence bien qualifié (si vous souhaitez frayer avec la bande salariale supérieure) ; ensuite, il vous faut être citoyen américain, passer des enquêtes de sécurité et enfin, être prêt à servir aux côtés des Forces militaires américaines. Cela dit, le nombre de chances, pour la plupart des linguistes, de gagner plus d’1 million USD en moins de cinq ans, est trop rare pour se permettre de rater une telle opportunité.
Et c’est exactement sur quoi misent plusieurs entreprises de recrutement privées. Vu le manque récurrent de traducteurs pour servir aux côtés des Forces américaines en Irak et en Afghanistan, des entreprises de recrutement privées de services linguistiques ont surgi en masse pour répondre à la demande. Certaines d’entre elles, Global Linguist Solutions (GLS) notamment, sont devenues d’énormes organisations qui emploient parfois jusqu’à 8 000 traducteurs. Ces entreprises ont été fondées par d’anciens officiers supérieurs (GLS, par exemple, a été créée par le major général américain, James Marks).
Actuellement, GLS, ainsi que de nombreuses autres entreprises linguistiques, sont en plein recrutement et elles sillonnent des conclaves ethniques arabo-américains dans tous les États-Unis ; GLS par exemple, a récemment rendu visite au quartier de Little Arabia à Anaheim, dans le comté d’Orange, afin de promouvoir ses activités auprès de toutes les couches de la société.
Avec des salaires atteignant de telles hauteurs, je vais peut-être m’inscrire à un « cours d’arabe pierre de Rosette », me faire naturaliser et me préparer à sonner la retraite dans cinq ans !
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Vendredi, novembre 14th, 2008
Après plusieurs cas d’enlèvements de traducteurs en Afrique Nord-Ouest et du Nord-Est, ces régions semblent désormais constituer les zones de travail les moins enviables pour les traducteurs après l’Irak, l’Afghanistan, la Colombie et le Salvador.
Au cours de ces derniers mois, plusieurs traducteurs ont été enlevés avec leurs clients dans les régions pétrolifères du Nigeria et sont toujours détenus par des rebelles nationalistes dans l’attente d’une rançon. Le dernier cas date du 31 août lors d’un enlèvement perpétré en l’occurrence par les services de sécurité nigérians.
Samuel George, un traducteur et guide nigérian, travaillait pour le réalisateur américain Andrew Berends et un collègue américain sur le tournage d’un documentaire dans le delta du Niger. Lors d’une confrontation relative aux autorisations de tournage, ils se sont vus arrêter par des militaires nigérians avant d’être ensuite remis aux services de sécurité nationaux.
Les deux détenus américains ont été libérés, après versement d’une caution et sous condition d’un strict contrôle judiciaire, tandis que Samuel George est toujours entre les mains des services de sécurité et risque de subir des tortures ou des mauvais traitements.
A peu près à la même époque, en Somalie, la journaliste canadienne Amanda Lindhout, l’Australien Nigel Brennan et le journaliste somali Abdifatah Mohammed Elmi, qui servait de traducteur pour le groupe, ont été capturés par des hommes armés sur la route reliant Afgoi à la capitale Mogadiscio.
Les motifs de cet enlèvement semblent être uniquement pécuniaires dans la mesure où une demande de rançon a été formulée. Un processus de négociation impliquant le Ministère des Affaires étrangères du Canada est en cours.
Nous adressons nos vœux les plus sincères aux traducteurs emprisonnés, Samuel George et Abdifatah Mohammed Elmi, à tous les autres prisonniers capturés en même temps qu’eux ainsi qu’à tous les traducteurs du monde entier qui mettent leur vie en danger pour exercer leur profession.
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Vendredi, novembre 7th, 2008
Secondo i risultati di uno studio pubblicato dal Council for Higher Education del Sudafrica, la politica di utilizzazione linguistica parallela attuata dalla University of the Free States (UFS) sta gravemente ostacolando il suo tentativo di diventare una istituzione non razziale.
La composizione etnica dell’UFS è drasticamente cambiata nel corso dell’ultimo decennio: da un’istituzione composta nei primi anni ’90 da poco più di 9000 studenti, prevalentemente bianchi e di lingua afrikaans, nel 2005 è diventata un’istituzione linguisticamente “parallela” composta da poco più di 24.000 studenti, la maggioranza dei quali è oggi di razza nera africana.
Tra i problemi descritti dettagliatamente dal Council for Higher Education figurano i seguenti:
• I lettori di lingua afrikaans tendono ad avere scarsa padronanza della lingua inglese.
• Come conseguenza diretta di questa situazione, i testi d’esame (e non solo) sono tradotti in modo inadeguato dall’afrikaans all’inglese, penalizzando gravemente gli studenti di razza nera africana.
• La struttura degli orari di lezione favorisce specificamente gli studenti di lingua afrikaans.
Il Council ha invitato l’UFS a correre urgentemente ai ripari, menzionando la possibilità di conseguenze imprevedibili, qualora i gravi problemi evidenziati fossero lasciati irrisolti. In un contesto in cui gli studenti neri hanno già manifestato rimostranze per essere penalizzati da orari sfavorevoli, questa situazione non può essere ulteriormente ignorata.
Da parte sua, l’UFS ha ammesso l’esistenza di problemi e si è impegnata per trovare una soluzione, dichiarando di aver già promosso numerose iniziative, come ad esempio ricorrere ad afrikaner di età media e a personale di razza nera nel tentativo di promuovere una maggiore integrazione sociale e uno spirito generalizzato di orgoglio all’interno dell’istituzione accademica.
L’UFS ha inoltre annunciato lo stanziamento di circa 2,5 milioni di rand allo scopo di promuovere il multiculturalismo e l’istituzione, nel prossimo semestre, di servizi di traduzione abbinati a oltre 800 corsi per i quali è stato accertato che il lettore, pur essendo esperto nel suo campo, non dispone di abilità linguistiche adeguate.
L’ UFS ha affermato che gli effetti di questi provvedimenti saranno chiaramente visibili nei risultati della sua strategia di trasformazione 2007-2010.
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Vendredi, novembre 7th, 2008
Un rapport d’audit publié par le Conseil de l’Education supérieure d’Afrique du Sud a indiqué que la décision de la University of the Free State (UFS) d’appliquer une politique d’utilisation de langues parallèles entravait sérieusement ses efforts pour devenir une institution non raciale.
La composition ethnique de l’UFS a profondément changé au cours de la dernière décennie, passant d’un établissement qui comptait 9 000 étudiants caucasiens au début des années 1990 et où la langue principale était l’afrikaans à une institution principalement africaine accueillant, en 2005, 24 000 étudiants et utilisant des langues parallèles. La majorité des étudiants sont aujourd’hui noirs africains.
Les problèmes cités plus spécifiquement par le Conseil de l’Education supérieure sont les suivants :
• Les enseignants s’exprimant en afrikaans ne maîtrisent généralement pas correctement l’anglais.
• La conséquence directe de ce constat est que les sujets d’examens et autres textes sont mal traduits de l’afrikaans vers l’anglais, les étudiants noirs africains étant ainsi sensiblement désavantagés.
• Les emplois du temps sont conçus pour favoriser les étudiants afrikaners.
Le Conseil a vivement recommandé à l’UFS de prendre d’urgence des actions correctives, tout en avertissant des conséquences possibles si les principaux problèmes relevés n’étaient pas résolus. Dans un climat où les étudiants noirs se plaignent déjà d’être désavantagés par des emplois du temps défavorables, cette question se doit d’être abordée au plus vite.
De son côté, l’UFS a reconnu que des problèmes existaient et a entrepris une démarche visant à les résoudre. Plusieurs initiatives ont déjà été lancées et notamment des projets ciblant les Afrikaners plus âgés et les personnels noirs plus jeunes afin de promouvoir une meilleure intégration sociale à travers les communautés tout en développant une fierté commune pour leur université.
L’UFS a également déclaré que près de 2,5 millions de rands avaient été attribués à la promotion d’un plus grand pluriculturalisme et qu’au trimestre suivant des services de traduction seraient disponibles pour plus de 800 cours dans les cas où l’enseignant, bien qu’expert dans son domaine, ne posséderait pas les compétences linguistiques nécessaires.
L’UFS a ajouté que les fruits de ses actions se traduiraient dans les résultats de sa stratégie de transformation de 2007 à 2010.
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