La crise du crédit a ses gagnants et ses perdants
Lorsque les autorités américaines ont durci leur législation sur les paris en ligne il y a quelques années, ce fut une mauvaise nouvelle pour de nombreuses catégories de personnes et, en premier lieu, pour les habitués des casinos qui n’avaient pas la chance de vivre près des néons de Las Vegas.
Non seulement la communauté des jeux d’argent en ligne s’est complètement effondrée, mais les sociétés émettrices cartes de crédit y ont laissé une part très importante de leurs revenus, quant aux casinos en ligne, ils ont dû commencé à explorer d’autres voies pour générer de nouveaux profits, étant donné que la moitié de leurs recettes étaient liées au marché américain.
Mais pour chaque perdant, il y a presque toujours un gagnant. Dans ce cas, c’est à l’industrie mondiale de la traduction que la situation a profité le plus largement. En effet les casinos ont commencé à chercher des sources de liquidités non anglophones pour compenser les pertes provoquées par les régulations américaines.
Or, il semblerait qu’une situation similaire s’annonce aussi avec la crise du crédit. Avec plusieurs économies anglo-saxonnes au seuil de la récession, de nombreuses sociétés internationales vont peut-être devoir chercher des opportunités ailleurs, dans le monde non anglophone, et investir là où la situation n’est pas aussi mauvaise ou même, osons le dire, où la situation va en fait plutôt bien.
La conséquence de tout cela, si vous ne l’aviez pas déjà deviné, c’est que davantage de sociétés vont devoir investir dans des services de traduction afin de pouvoir développer de nouvelles relations commerciales sur des marchés jusque-là inexploités.
Toutefois, il s’agit bien plus que de, disons, simplement traduire un site internet ou une brochure « mot à mot ». Toute entreprise qui s’est un peu renseignée saura tout des procédés de localisation qui sont le propre d’une campagne « internationale » réussie.
Des organisations telles que Common Sense Advisory, par exemple, seront à même de conseiller les sociétés cherchant à s’établir sur des marchés étrangers et connaîtront toutes les ficelles de « l’internationalisation » et ce, dans le respect des cultures et des meilleures pratiques locales.
De même, des communautés de traduction en ligne, telles que ProZ, mettent un grand forum à la disposition des sociétés qui s’efforcent de « localiser » leurs produits et services mondiaux, les aidant à combler certains des écarts qui existent entre les organisations et la base de connaissance actuelle.
Personne ne saurait ouvertement se réjouir du fiasco financier international actuel, mais il n’est pas déraisonnable de penser que là où il y a l’opportunité de faire des affaires, toute organisation digne de ce nom s’en saisira à pleines mains.
Et puisque les économies locales de la planète bénéficieront elles aussi, et presqu’à coup sûr, de ce nouveau et urgent besoin de mondialisation, cela vient conforter l’idée que là où il y a des perdants, il y a sans doute aussi des gagnants.
